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Ce que ce site calcule, et ce qu'il ignore

Ce site cherche les biens en vente sous leur valeur, en comparant leur prix demandé à ce que les immeubles voisins se vendent réellement. Il ne vend rien, ne met en relation avec personne, et n'est pas une agence. Il lit des données publiques et des annonces, et dit ce qu'il en déduit — y compris quand il ne sait pas.

Page à jour du 22 septembre 2026.

1La couverture

8départements
2 502 432immeubles cartographiés
831 069ventes réelles depuis 2021
49 388annonces suivies
DépartementImmeublesVentes depuis 2021Annonces suivies
Gironde (33)550 618104 5744 148
Hérault (34)366 005102 5634 073
Nord (59)811 601145 8881 200
Rhône (69)292 371105 3473 155
Paris (75)63 337145 5549 717
Hauts-de-Seine (92)108 50291 77410 267
Seine-Saint-Denis (93)164 24764 9207 089
Val-de-Marne (94)145 75170 4499 739
Total2 502 432831 06949 388

La carte des valeurs couvre tout le département. Les annonces, elles, ne sont relevées que sur la commune-centre pour Bordeaux, Lille, Lyon et Montpellier — et sur l'ensemble du territoire pour Paris et les trois départements de la petite couronne. Un secteur sans annonce n'est donc pas forcément un secteur sans rien en vente : il peut être hors du périmètre de collecte, et la carte le dit.

2D'où viennent les chiffres

DonnéeSourceLicence
Ventes réelles, prix et surfacesDVF — Etalab / DGFiPLicence Ouverte 2.0
Immeubles, DPE, époque, matériauxBDNB — CSTBLicence Ouverte
Fond de plan, photo aérienne, cadastreIGNLicence Ouverte
Quartiers, population, revenusINSEE — IRIS, FilosofiLicence Ouverte
Loyers indicatifsANIL, millésime 2025Licence Ouverte
Gares et stationsGTFS des réseaux de transportLicence Ouverte
AdressesBase Adresse NationaleLicence Ouverte
Biens en venteBien'icirelevés, jamais recopiés
Délai de vente, biens en vente autourLes annonces relevées en lignecomptés, jamais recopiés
Une annonce que vous estimezSa page, lue une fois à votre demandepour vous seul

3Comment la valeur d'un bien est calculée

Trois étapes, dans cet ordre.

1. Les ventes réelles de l'immeuble

Quand un immeuble a connu assez de ventes depuis 2021, ce sont elles qui parlent. Les prix sont ramenés à l'année 2025 pour être comparables entre eux. Quand l'immeuble n'a pas assez de ventes, ce sont celles du voisinage immédiat.

2. Un modèle statistique national

Un modèle unique, entraîné sur les annonces des huit départements (les prix demandés, pas les prix de vente), apprend ce que valent la surface, le nombre de pièces, l'étage, le type de bien, le DPE, l'époque de construction et l'emplacement. Il est national et non local : testé contre des modèles par ville et par département, il fait au moins aussi bien partout, et nettement mieux là où les ventes sont rares.

3. On retient la plus basse des deux

Un bien n'est annoncé « sous sa valeur » que s'il l'est selon les deux références. C'est un choix prudent : il fait manquer des occasions, il évite d'en inventer.

Sous sa valeur, et nettement sous sa valeur

La liste montre tout bien sous sa valeur selon les deux références, les plus gros écarts d'abord. Un bien n'est dit « à examiner en priorité » (ou « nettement » sous sa valeur) qu'au-delà d'un écart qui vaut environ deux fois l'erreur médiane du modèle sur son territoire : 15 % à Paris et dans la petite couronne, 20 % ailleurs. En dessous, l'écart peut se confondre avec l'imprécision de l'estimation : le bien est montré, sans être mis en avant.

À l'autre bout, au-delà de 25 %, un écart a presque toujours une raison que le modèle ne voit pas : une vente en nue-propriété ou en viager, un lot en résidence gérée, un souplex, des travaux lourds, une très grande maison, ou une erreur dans l'annonce. Ces biens restent dans la liste, mais après les autres, marqués « à vérifier ». Ils ne font que 3,5 % des annonces.

Quand le texte de l'annonce dit pourquoi, le site l'écrit : loué, meublé, résidence gérée, souplex, chambre de service, loft ou atelier, très grande surface. Et ce qui n'est pas le même produit — viager, nue-propriété, local commercial, lot multiple, vente aux enchères, parking ou terrain seul — ne figure ni dans la liste, ni dans les comptes : comparer son prix à celui d'un logement libre n'aurait pas de sens.

Comme la position des annonces n'est connue qu'à 100 mètres près, chaque compte est donné en deux nombres : au moins ceux qui sont sous leur valeur quel que soit l'immeuble exact, jusqu'à ceux qui le sont pour au moins un immeuble possible. Les seconds s'affichent en gris, « selon l'immeuble ».

Une annonce que vous apportez

L'onglet « Estimer une annonce » fait le même calcul pour une annonce trouvée ailleurs. Le site lit sa page une fois, à votre demande ; si le portail refuse d'être lu, il vous demande le prix et la surface, sans jamais contourner ce refus. Une annonce ne montre souvent qu'une zone : la valeur couvre alors tous les immeubles de cette zone, et la fourchette s'élargit d'autant. L'adresse, si vous la connaissez après une visite, la resserre. La seconde référence ne sert que si le texte de l'annonce a pu être lu ; sans lui, seule la première parle. Le délai de vente médian et le nombre de biens en vente autour viennent des annonces relevées en ligne, et la fiche le dit. Une annonce que vous apportez ne sert qu'à vous : elle n'entre dans aucune statistique, aucune autre fiche, aucun apprentissage.

4Ce que le site mesure de sa propre précision

Un estimateur qui ne publie pas son erreur demande qu'on le croie sur parole. Voici la nôtre : l'écart médian entre l'estimation et le prix réellement payé, mesuré sur des biens que le modèle n'a jamais vus pendant son entraînement.

TerritoireErreur médianeBiens testés
Paris8,1 %14 004
Hauts-de-Seine8,5 %9 902
Val-de-Marne8,8 %9 575
Seine-Saint-Denis9,0 %6 895
Lyon9,6 %2 864
Bordeaux9,9 %3 860
Montpellier10,5 %3 724
Lille10,8 %1 139
Mesuré le 17 septembre 202651 963

Ces chiffres bougent à chaque mesure. Entre celle du 6 septembre et celle du 17 — qui a ajouté les trois départements de la petite couronne et des ventes plus fraîches — l'erreur a baissé dans les cinq villes d'origine aussi : Bordeaux de 10,5 % à 9,9 %, Montpellier de 10,8 % à 10,5 %, Lille de 11,0 % à 10,8 %. Le modèle est national : ce qu'il apprend quelque part sert partout.

Là où c'est possible, chaque fiche de quartier affiche l'erreur mesurée sur ce secteur précisément, et pas la moyenne de la ville. Une estimation vaut ce que vaut son quartier.

Et les biens signalés, qu'est-ce qu'ils deviennent ?

Une estimation juste ne suffit pas : encore faut-il que les biens signalés se comportent comme des affaires. Chaque nuit, le verdict rendu sur chaque annonce est archivé ; chaque dimanche, un programme le confronte à ce que ces biens sont devenus. Trois épreuves, sur les biens (les republications d'une même annonce sous un nouvel identifiant sont regroupées) et sur une cohorte propre : uniquement ceux apparus pendant la fenêtre d'observation, jugés dans les trois jours.

Mesure du 18 octobre 2026, à Paris, où l'historique est le plus long. Elle porte sur deux modèles : celui qui sert aujourd'hui tout le site, et celui qui tournait à Paris jusqu'au 21 septembre, dont les verdicts ont plus de recul.

Le modèle qui sert le site — fenêtre du 20 septembre au 18 octobre, 2 944 biens dans la cohorte propre. Aucune épreuve n'est encore démontrée : deux vont dans le sens du site, la troisième à rebours. Quatre semaines, c'est court : à trois semaines, seuls 51 biens signalés sont observables.

ÉpreuveRésultatStatut
Les biens signalés partent-ils du marché plus vite ? À J+14 : 22,0 % des biens signalés sont partis, contre 14,3 % des biens ordinaires et 11,2 % des biens jugés sur-évalués. Les intervalles de confiance se chevauchent encore. tendance
Les biens jugés sur-évalués baissent-ils leur prix ? 8,9 % d'entre eux ont baissé, contre 5,9 % des biens signalés (p = 0,07). tendance
Les biens jugés sur-évalués sont-ils retirés puis remis en ligne ? 10,1 % d'entre eux, contre 14,1 % des biens signalés : l'inverse de ce qu'on attendait, sans que l'écart soit significatif (p = 0,14). à rebours

Le modèle qui tournait à Paris jusqu'au 21 septembre — fenêtre du 13 août au 18 octobre, 3 405 biens dans la cohorte propre, tous jugés avant le 21 septembre et suivis depuis. Une épreuve sur trois est démontrée ; il y en avait deux le 27 septembre. Les trois vont dans le sens du site.

ÉpreuveRésultatStatut
Les biens signalés partent-ils du marché plus vite ? À J+14 : 18,8 % des biens signalés sont partis, contre 13,8 % des biens ordinaires et 14,2 % des biens jugés sur-évalués. Les intervalles de confiance, disjoints face aux biens ordinaires le 27 septembre, se touchent désormais. tendance
Les biens jugés sur-évalués baissent-ils leur prix ? 23,9 % d'entre eux ont baissé, contre 15,3 % des biens signalés (p = 0,000003). La baisse comble en médiane 22 % de l'écart annoncé. démontré
Les biens jugés sur-évalués sont-ils retirés puis remis en ligne ? 21,7 % d'entre eux, contre 17,2 % des biens signalés (p = 0,14). Démontré le 27 septembre, l'écart ne l'est plus. tendance

Sur ce même modèle, plus la décote est forte, plus le bien part vite, même si l'écart s'est resserré : trois semaines après son premier verdict, 27 % des biens affichés à plus de 20 % sous leur valeur sont partis (32 % au 27 septembre), 25 % entre 10 et 20 % sous leur valeur, et 20 % environ de ceux affichés au-dessus.

« Parti du marché » veut dire vendu, retiré ou expiré : les portails ne le disent pas, et nous ne le savons donc pas. Une vente réelle n'apparaît dans les données publiques que des mois plus tard. Le modèle de Paris mesuré ici et le modèle national d'aujourd'hui, tous deux appris sur les prix demandés, désignent des biens proches, sans être les mêmes (le 22 septembre : corrélation 0,82 sur 54 705 verdicts comparés, 56 % des biens signalés en commun). Ce chiffre ne compare pas les deux références que le site combine : le modèle national et les ventes de l'immeuble s'accordent moins (le 31 octobre : corrélation 0,60 sur 44 575 annonces ; près de six biens sur dix que le modèle dit sous leur valeur le sont aussi selon les ventes). Le registre du modèle d'aujourd'hui tranchera avec quelques semaines de plus. La mesure est refaite chaque dimanche, et cette page publie la dernière, pas la meilleure : fin septembre, elle était plus favorable.

5Ce que le site ne sait pas

C'est la partie qui compte le plus. Cinq limites, connues et non résolues.

La position des annonces est floutée à 100 mètres. Le portail ne donne pas l'adresse : il donne un disque. Sous ce disque il y a souvent des dizaines d'immeubles, qui ne valent pas la même chose — un haussmannien sur boulevard et une barre des années 70 sur cour. Quand l'écart entre la plus basse et la plus haute des estimations possibles dépasse 40 %, le site refuse de donner une valeur en euros et répond par l'écart aux ventes voisines, qui, lui, reste solide. Sur un échantillon tiré au sort le 17 septembre, cette amplitude vaut 19 % en médiane à Paris et 39 % dans les Hauts-de-Seine.
Un quartier collectivement trop cher est invisible. La référence, c'est le voisinage. Si tout un secteur est surévalué, aucun de ses biens ne ressortira — ils sont au prix du quartier, et le quartier est le juge.
On compare des prix demandés à des prix de vente. Une annonce affiche ce que le vendeur espère ; la DVF enregistre ce qui a été payé. La marge de négociation est donc absorbée dans l'écart affiché, et n'est jamais estimée séparément.
Les ventes s'arrêtent en 2025, les annonces sont de 2026. Les prix des ventes sont ramenés à 2025 pour être comparables ; la dérive du marché depuis cette date n'est pas mesurée et n'est pas corrigée.
Le modèle ne visite pas. Il ne voit ni l'état, ni la vue, ni le bruit, ni l'exposition, ni les travaux votés, ni le montant des charges, ni si le bien est loué. Un écart de 30 % peut n'être qu'un appartement à refaire entièrement. Aucun chiffre de ce site ne remplace une visite.

6Ce que ce site ne fait pas

Pas de photos d'annonces.Elles appartiennent aux photographes et aux agences. Le lien vers l'annonce d'origine est là pour ça.
Pas d'adresse de bien en vente.Un cercle de 100 mètres, jamais un numéro de rue.
Pas de cookie publicitaire, pas de traçage. La carte se consulte sans compte. Un compte, gratuit, garde vos favoris et vos recherches suivies : il ne pose qu'un cookie de session, pour vous reconnaître d'une page à l'autre. Pour le reste, trois compteurs anonymes — une adresse cherchée, un panneau ouvert, un bien consulté. Aucun profil publicitaire. Le détail est dans Confidentialité.
Pas de mise en commun des annonces apportées.Ce que vous faites estimer reste dans votre compte, et s'efface avec lui.
Aucune donnée revendue, à personne.Ni votre adresse électronique, ni vos favoris, ni vos recherches. Un compte se supprime en un clic, et tout est effacé aussitôt.

7À quel rythme tout cela bouge

Chaque fiche affiche la date du relevé de son annonce. Un bien peut avoir été vendu ou retiré depuis.

8Réserve, et contact

Les estimations publiées ici sont statistiques et indicatives. Elles ne valent ni expertise, ni conseil en investissement, ni avis de valeur au sens réglementaire. Elles sont produites automatiquement, sans intervention humaine, et peuvent être fausses — la page ci-dessus explique dans quels cas.

Le site est en prototype, développé et exploité par une personne seule. Une erreur, une question, une remarque : écrivez-moi, je lis tout.